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Edition du Dimanche 15 Octobre 2006

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Réalisation Frédéric DURAND
© 2005

La rubrique "Ecos Taurinos" par Pierre CHARRAIN

Chroniqueur taurin sur : La Provence - Toreria.net - Terres taurines
Fondateur du Printemps des Novilladas à Istres


Et il en faut pour organiser une feria à CORELLA à l’occasion des fêtes de la Sra de la Merced et la San Miguel. Le pueblo, ravissant, est à une pointure de cornes de Cintruenigo et pendant trois jours, sans faiblir, jeunes, vieux, hommes ou femmes, tous participent à la fête de l’aube à la tombée du jour. En ces terres Navarraises on est moins riche qu’à Pamplona, Estella ou même Cuellar alors on se contente de vaches pour les encierros qui se déroulent à 10h00 au travers les rues de la petite ville.

A midi c’est le sorteo, public s’il vous plait au cours duquel vous auriez pu côtoyer Fernando Cruz ou Serafin Marin. Vers 14h30 c’est la ruée vers les quelque restaurants assiégés et à 17h00 affluence aux arènes, pimpantes, envahies de cette foule colorée et bruyante prête à vibrer aux accents d’une harmonie divine.

 

Nous avons assisté depuis le callejon et grâce à l’amabilité d’Alberto AYLLON, empresa, à deux corridas de feria. Le 29, six toros Portugais de SAN MARCOS, disparates mais collaborateurs pour le bouillant Antonio FERRERA (silence et deux oreilles), Miguel ABELLAN (remplaçant Jose Maria Manzanares - oreille et silence) et Matias TEJELA (silence et silence) bien discret ce jour. A noter que les deux oreilles de Ferrera ont été coupées à un sobrero de Jodar y Ruchena, vieux, manso, difficile mais fort bien torée et surtout tué par le maestro.

Le lendemain notre ami Francisco MARCO (ovation et oreille) clôturait sa temporada en sa terre de Navarre en compagnie de Serafin MARIN (deux oreilles et une oreille) et Fernando CRUZ (oreille et oreille). Pour la circonstance six toros de SAN MARTIN avaient été choisis et, sous les yeux du ganadero, trois se sont révélés bons collaborateurs. Palme pour le second, excellent dans la flanelle mais peu enclin à pousser sous une mono pique ne méritait certes pas le mouchoir bleu sorti tardivement alors que la dépouille était déjà arrastrée ! Elégant que ce Serafin bien servi par le sorteo ce qui lui permettra de sortir sur les épaules de ses admirateurs en compagnie de Fernando un peu moins persuasif qu’à son habitude.

 

Quant à notre Francisco qui nous confiait son inquiétude dans sa chambre d’hôtel , le sort, le mauvais s’est acharné sur ses épaules tout au long de l’après-midi bien qu’ayant tenté de le conjurer en plaçant le petit papier du sorteo près des images oieuses. Son premier, âgé, manso, meuglant, fuyard et dangereux fut abordé avec envie mais ne méritait même pas de s’engager avec l’épée. Son second qui se révélait bon était changé pour boiterie et sortait alors un magnifique cardeno typé Santa Coloma qui fut le garbanzo negro de la course. Face à tel matériau et sans se démonter Fran allait extirper deux passes ici, trois la et tuait encore d’une bonne lame. La vuelta oreille en main déchaînait ses compatriotes et ce fut une avalanche de fleurs, gourdes et même un thon ! Oui un thon, un vrai …

Pierre CHARRAIN