Avec Don Nicolas Fraile Martin c’est presque une histoire d’amour qui date de ce
4 août 1991
ou « Cantinero », N° 49, negro, burraco, algo salpicado, a été honoré d’une vuelta posthume dans les anciennes petites arènes d’Istres au cours d’une novillada organisée de concert par la peña taurine Victor Mendes et le Toro Club Istréèn. Un bonheur que les aficionados ont ressenti au plus profond de leur être tout au long de la lidia de cette exceptionnelle novillada recevant les lauriers décernés par l’ANDA à la meilleure novillada de la temporada française.
Depuis cette date Nicolas est devenu un véritable ami et tous les ans plusieurs visites dans cet extraordinaire « Campo Charro » s’imposent.
Quitter Salamanca, aujourd’hui par une voie rapide, et rejoindre El Cruce puis « Valdefresno » est un enchantement. De la terre à toros de part et d’autre et il n’est que d’emprunter un modeste chemin pour se retrouver ici chez Alipio Perez Tabernero, là chez Montalvo ou bien encore chez Don Ramon Flores ou Atanasio. Don Nicolas règne en maître sur ses fincas même si ses deux fils ont tendance aujourd’hui à prendre le relais (hermanos Fraile Mazas).
La finca étends ses terres sur des centaines d’hectares vallonnés ou paissent vaches et toros. La placita est fonctionnelle et les tientas qui s’y déroulent sont un modèle du genre. Aujourd’hui El Gallo et Javier Valverde, demain Jean Baptiste ou Domingo Lopez Chaves s’envoient des vaches au caractère bien trempé sous l’œil de quelques invités triés sur le volet comme notre ami Laurent Fano.
C’est clair, net, précis et les commentaires sont rares : mets la ici, là, avance le cheval. Vue ! et tous se retrouvent dans la maison du Maître à déguster de succulentes tapas préparées par Doña Maria, l’épouse exemplaire encore aujourd’hui éprouvée par la mort accidentelle de l’un de ses fils, Juan Luis, novillero en devenir.
De Madridà Valence en passant par Arles, Bayonne ou Salamanca, toutes les arènes de notre planète veulent ces toros. Généralement massifs, lourds, bien encornés ce mélange d’Atanasio Fernandez (1987) et de Lisardo Sanchez (1977) fait très souvent le bonheur des maestros à eux confrontés. Créée en 1958 puis divisée en 1992 les « Puerto de San Lorenzo » sont devenus aujourd’hui des « Valdefresno ».