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Réalisation Frédéric DURAND © 2005
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La rubrique "Ecos Taurinos" par Pierre CHARRAIN
Chroniqueur taurin sur : La Provence - Toreria.net - Terres taurines
Fondateur du Printemps des Novilladas à Istres
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Estivales de Beaucaire
On clôturait donc dimanche avec une corrida dite « mixte » puisque présentant quatre toros de Hubert YONNET pour Julien LESCARRET et Emilio LASERNA et deux novillos de PAGES-MAILHAN pour Marco LEAL. Une entrée très faible pour saluer ce qui ne restera pas longtemps dans les mémoires. Le lot de toros était assez disparate avec un imprésentable premier et deux beaucoup plus sérieux et le lot de novillos en présentait un joli et bien roulé puis un franchement petitout.
De plus le matériau était également disparate au moral avec un toro excellent, le quatrième, qui se laissait faire ; un premier vite éteint ; un cinquième certainement affublé d’une mauvaise vision et on terminait par un petit novillo apte à aller chercher la fraîcheur aux planches.
Julien LESCARRET ne pouvait que bien peu face à son premier, jouant de la corne, hormis quelques détails gauchers. Son sérieux de second ne demandait qu’à se prêter au jeu ce que fit, et bien, le Bordelais en début de faena. Musique, séries templées puis patatras la faena part a vau-l’eau alors que l’on attendait un final plus torero que des adornos inutiles. A noter que dix centimètres de lame ont suffit pour coucher le cornu bizarrement et faire tomber une oreille.

Que venait donc faire dans cette chaude galère Emilio LASERNA ? Malhabile cape en main face à un premier qui semblait pourtant vouloir collaborer pour peu qu’on l’y incite et qu’il occira d’une lame malfaisante. Naufrage complet face à son second pas assez piqué selon lui et qui ne cessera de regarder droit dans les yeux le jeune maestro désemparé.
La note de fraîcheur et de sincérité viendra de Marco LEAL qui, même si les trophées ne sont pas tombés, nous a démontré de superbes manières, d’excellentes banderilles. L’arlésien reste à l’aise et tente ce qu’il fallait tenter face à un premier novillo qui s’éteint et face à son second bien piètre collaborateur.
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Voilà donc une édition 2006 qui, tout en ne restant pas dans les annales, aura encore marquée celui ou celle qui découvre cette « Feria del Toro » de par une ambiance unique et inouïe. Nulle part ailleurs on ne trouve des milliers de personnes levées à sept heures du matin pour voir, entrevoir, pendant une ou deux minutes la masse noire des toros descendre la calle Estafeta entourée par les cabestros. Encore des blessés naturellement, certaines cornadas assez graves, plaies et contusions multiples et des encierros rapides cette année. Pleins enregistrés lors des spectacles de
11h00
avant les traditionnels churros con chocolate.



Une estocada de Lopez qui passe juste, juste
Au menu nous avions prévu d’assister à la corridas de MIURA et à celle de Don Jose CEBADA GAGO. Pour la Miurada un défilé sur le sable de six mastodontes rudes, difficiles et piqués par des picadores peu scrupuleux. En face débâcle de Juan Jose PADILLA qui, vêtu à la mode de Montes, s’en est allé écouter le chant de la rude bronca comme savent l’entonner les peñas. Le Jerezano semblait dépassé par les évènements et assommé par les deux avis reçus à son premier. Jose Pedro PRADOS “EL FUNDI » ne fut pas mieux loti que ses compagnons de cartel face à deux rugueux Miura et a échappé à la cornada grâce à une vista exceptionnelle. Luis VILCHES, face au meilleur collaborateur qui mettait la tête façon Domecq a tiré son épingle du jeu de manière rapide et illusoire mais le Sévillan est resté calme et torero face à l’adversité.

Corrida des Cebada Gago, nutrelle

La table du matin, Viva San Miguel !
Le lendemain Francisco MARCO nous attendait. L’invitation était la résultante du séjour passé chez Laurent FANO en décembre dernier. Hôtel, déjeuner, apartado et deux barreras de sombra pour le voir défiler, d’azul et oro, vêtu au paseo de la corrida de CEBADA GAGO. Une présentation magnifique, des cornes longues comme une nuit navarraise, les « Cebada » ont affiché de bonnes qualités, bravoure moyenne et noblesse sans mièvrerie. En face Marco était attendu comme l’enfant du pays, ou presque puisqu’il est d’Estella et l’accueil au patio de caballos fut chaleureux. Alors que Domingo LOPEZ CHAVES naufrageait incompréhensiblement face à ses deux adversaires, Francisco coupait honnêtement l’oreille de son excellent premier et perdait toute chance de trophées avec l’épée face à son second alors que le public la réclamait et que d’autres Présidents en avaient accordé pour de bien beaux bajonazos… Il faut dire tout de même que le vrai triomphateur de ce jour fut Fernando CRUZ. Magnifique, torero qui se présentait à Pamplona et qui fut l’auteur de deux fort belles faenas qui le verront surnager par apport à ses compagnons.

Un dimanche matin des les rues de Pamplona

Apartado de la corrida des Cebada GAGO

Nous sommes toujours à l'apartado

No comment
Jour néfaste le lendemain pour Sébastien CASTELLA qui coupait une oreille et recevait en contrepartie un coup de corne sérieux de deux trajectoires par un magnifique toro d’OSBORNE. Pour l’histoire on retiendra les deux oreilles et la queue coupées par un Antonio FERRERA, blessé par deux fois, qui le maintiendront longtemps au panthéon Pamplonais.

Des Miuras le dimanche pour Padilla

Derechazo de Padilla
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VIEUX-BOUCAU … retour aux sources !
J’ai rencontré un Maire heureux ! Robert LAFITTE en jeans et pelle à la main était tout sourire de nous montrer les travaux en cours dans les pimpantes arènes de sa ville.
Oubliées du circuit taurin depuis 1989, date de la dernière novillada, ces arènes construites en 1963 vont revivre aux accents des pasodobles le 31 juillet à
21h30.
Sous la houlette de Gilles Duchon, Président de la Peña Taurine « La Mariposa » et de quelques « fous » passionnés cinq novillos de GALON seront opposés à la rejoneadora Patricia PELEN et à son compagnon Raùl Martin BURGOS. S’agissant d’une corrida à la mode Portugaise ce sont les célèbres forcados du Ribatejo qui interviendront alors en piste. Gageons que le spectacle sera de haute tenue puisque Richard Milian et Miguel Tolosa ont mis leurs mains à la construction de cet événement. Pour mémoire une novillada non piquée est également programmée pour le 21 août sur laquelle nous reviendrons. La location pour juillet se fait au
05.58.48.13.47
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